La santé mentale des adolescents est mise en lumière par l’étude Mentalo, conduite par Inserm. Les auteurs montrent que la scolarité et les usages du numérique pèsent désormais de façon significative sur le bien-être des jeunes. L’enquête relève une accumulation de facteurs de stress liés aux exigences scolaires et aux pratiques en ligne, qui se traduisent par une diminution générale du sentiment de bien-être chez un nombre croissant d’élèves.
La dimension scolaire apparaît au centre des tensions rapportées : compétition entre pairs, fréquence des évaluations, charge de travail et anxiété liée aux résultats sont autant d’éléments pointés par l’étude. Le milieu éducatif est décrit comme un lieu où s’exacerbent les pressions quotidiennes, affectant la qualité du sommeil, la disponibilité psychologique et la capacité de récupération des jeunes. Ces constats renvoient à des problématiques institutionnelles et organisationnelles de l’école qui influencent la santé globale des élèves.
Parallèlement, l’usage des écrans et des réseaux sociaux joue un rôle amplificateur : exposition constante, comparaison sociale et formes de harcèlement en ligne participent à une charge émotionnelle accrue. L’enquête souligne l’entrelacement entre temps scolaire et temps numérique, accentuant un sentiment d’être « toujours en compétition » et réduisant les espaces de déconnexion, essentiels au répit psychologique pendant l’adolescence.
Un point marquant du travail de recherche est l’impact différencié selon le sexe : les filles apparaissent plus fortement touchées par ces facteurs conjoints. Sans chiffres précis ici, l’étude note cependant une prévalence plus élevée de difficultés déclarées chez elles, ce qui soulève des questions sur les réponses à apporter en termes de prévention, d’accompagnement et d’adaptation des environnements éducatifs et numériques. Ces résultats invitent les acteurs publics et scolaires à repenser les conditions de vie des jeunes pour limiter la détérioration du bien-être en période d’apprentissage.




