Les enquêtes internes menées par l’armée israélienne après l’attaque du 7 octobre 2023 ont mis en évidence plusieurs éléments relatifs aux préparatifs opérationnels du Hamas dans les heures ayant précédé l’offensive. Parmi ces éléments figure l’utilisation de messages codés transmis via des applications de messagerie civiles.
Selon des informations relayées par des médias israéliens, des membres de la branche armée du Hamas auraient reçu, quelques heures avant le déclenchement de l’attaque, des messages composés de symboles convenus à l’avance. Ces messages auraient servi de signal de mobilisation. À réception, les destinataires se seraient rendus vers des points de rassemblement désignés, notamment des mosquées ou d’autres lieux préétablis, afin d’y recevoir des instructions supplémentaires.
D’après les mêmes sources, les agents mobilisés auraient ensuite récupéré du matériel stocké à domicile ou dans des sacs prééquipés contenant des uniformes, des gilets pare-balles, des armes et divers équipements opérationnels. Certains de ces sacs auraient inclus des documents détaillant des plans, des cartes et des instructions techniques.
L’enquête évoque également une intensification du trafic cellulaire dans la nuit précédant l’attaque, ainsi que des mouvements logistiques inhabituels. Des centres de commandement auraient été activés et des équipements militaires préparés. Des déplacements vers des infrastructures souterraines auraient également été observés.
Selon des sources militaires citées dans la presse israélienne, certains membres auraient reçu pour instruction de modifier leurs cartes SIM, notamment en remplaçant des cartes locales par d’autres cartes, dans le but de compliquer les capacités de suivi.
Le rapport interne mentionne par ailleurs que des alertes avaient été émises dans les mois précédents par des analystes du renseignement signalant des évolutions dans la posture du Hamas. Ces avertissements faisaient état d’une possible transition d’une phase de planification à une phase d’exécution opérationnelle, sans toutefois identifier une date précise.
Les conclusions de l’enquête indiquent que plusieurs indicateurs étaient apparus dans les heures précédant l’attaque. Pris isolément, ces éléments n’auraient pas été interprétés comme annonciateurs d’une offensive imminente. Leur signification n’aurait été pleinement comprise qu’a posteriori.
L’attaque du 7 octobre a entraîné une réévaluation des procédures d’analyse et de détection des signaux précurseurs au sein des services de sécurité israéliens. Les investigations internes se poursuivent afin d’établir les responsabilités et d’identifier les éventuelles défaillances dans les mécanismes d’alerte.



