Paris : l’assaillant de l’Arc de Triomphe était déjà condamné pour avoir poignardé deux policiers belges en 2012

L’homme qui a attaqué au couteau des gendarmes français le 13 février 2026 près de l’Arc de Triomphe à Paris n’était pas un inconnu pour la justice belge. Identifié comme Brahim B., né en 1978 à Mantes-la-Jolie, il avait déjà été condamné en Belgique pour une attaque terroriste particulièrement violente contre des policiers bruxellois en 2012.

Le 8 juin 2012, à la station de métro Beekkant, dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, Brahim B. avait poignardé plusieurs agents de police. Deux policiers avaient été grièvement blessés lors de cette agression au couteau. Selon les éléments établis à l’époque par l’enquête judiciaire belge, l’assaillant avait ciblé délibérément les forces de l’ordre et revendiqué une motivation idéologique. L’affaire avait profondément marqué l’opinion publique en Belgique, dans un contexte déjà sensible lié aux phénomènes de radicalisation.

En juin 2013, le tribunal de première instance de Bruxelles l’avait condamné à 17 ans de réclusion criminelle pour tentative de meurtre en lien avec une entreprise terroriste. La qualification terroriste des faits avait été retenue par la justice belge, soulignant le caractère prémédité et idéologiquement motivé de l’attaque.

Après plusieurs années de détention en Belgique, il avait été transféré en France pour y purger la suite de sa peine. Libéré fin 2025, il faisait l’objet de mesures de surveillance administrative en raison de son profil radicalisé. Malgré ce suivi, il s’est rendu à Paris le 13 février 2026, où il a tenté d’agresser des gendarmes de la garde mobile lors de la cérémonie de ravivage de la flamme du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

L’intervention rapide des forces de l’ordre a conduit à sa neutralisation par tirs de riposte. Les autorités françaises ont confirmé le caractère terroriste de l’acte et le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête.

Pour la Belgique, ce nouvel épisode remet en lumière le parcours d’un individu déjà condamné pour terrorisme sur son territoire et relance inévitablement les questions liées au suivi transfrontalier des personnes radicalisées, à la coopération judiciaire européenne et aux mécanismes de surveillance post-carcérale.

L’affaire souligne également la dimension européenne des trajectoires djihadistes et la complexité de la gestion des profils radicalisés après leur libération, un débat qui concerne directement les autorités belges.

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